Passage des émigrants

Jacques Chauviré est né en 1915 à Genay
dans l'Ain. Après des études de médecine à
la faculté de Lyon, en compagnie de Jean
Reverzy, l'auteur du Passage , qui deviendra
son ami, il fut, pendant quarante ans médecin
généraliste à Neuville-sur-Saône où il
vit toujours.
C'est Albert Camus qui retint son premier
manuscrit et le présenta à Gaston Gallimard.
De 1958 à 1980, il publiera six romans chez
cet éditeur.
En 1990, paraît un recueil de nouvelles inédites,
Fins de journées , au Dilettante.
«Je n'aurai pas perdu ma semaine [...], puisque j'ai
découvert un écrivain que j'ignorais complètement.»
(Bernard Frank, Le Nouvel Observateur. )
«Cela se passe dans une maison pour vieux, cela
parle de dérive et de naufrage, c'est douloureux,
pudique, avec des explosions de violence.»
(Bertrand de Saint-Vincent, Le Quotidien de Paris. )
Dix ans plus tard, Le Dilettante persiste en
rééditant son premier roman, Partage de la
soif...
«On ne s'étonne pas que cette oeuvre au style
rigoureux, d'une simplicité efficace, à la fois sobre
et intense, ait séduit Camus. On s'étonne qu'elle
soit oubliée. Ce pouvait être pardonnable. Après
cette réédition, ce ne l'est plus.»
(Pierre-Robert Leclercq, Le Monde des livres. )
... et continue en publiant son deuxième
roman, Les Passants.
« Les Passants est un roman éminemment moderne.
L'écriture de Jacques Chauviré tente de sauver
l'homme du désastre.»
(Jacques Moran, L'Humanité. )
«La lucidité, sans concession ni apitoiement, de
l'écriture de Jacques Chauviré est injustement méconnue
; elle n'a pourtant rien à envier à Bove ni
même à Simenon. Peut-être la réédition de son
oeuvre connaîtra-t-elle un destin que nul ne pourra
lui contester.»
(Alexandre Laumonier, Art Press. )