La prévention de la corruption en France : état des lieux, chiffres clés, perspectives, rapport 2010 : le juge administratif et les atteintes à la probité, les conflits d'intérêts dans la sphère publique

Le Service central de crévention de la corruption (SCPC) est aujourd'hui
une autorité reconnue dans le domaine de la lutte contre la corruption.
Son expertise est sollicitée par les juridictions, les administrations et les
entreprises en matière de détection, d'analyse et de prévention des pratiques
corruptrices.
Par ailleurs, l'action internationale du SCPC s'est développée de manière croissante
au cours de ces dernières années. Il intervient à la demande d'Etats afin
de fournir l'appui de la France à la définition et à la mise en oeuvre de politiques
en matière de prévention de la corruption. Il participe également aux travaux
du GRECO, du Conseil de l'Europe, de l'ONUDC, de l'OCDE, du G20, dans le
cadre de divers groupes de travail. Ainsi, à travers le SCPC, la France est en
mesure de proposer son expertise et son assistance pour accroître l'efficacité
des dispositifs de prévention et de lutte contre la corruption.
Dans ce contexte, le rapport du SCPC pour l'année 2010 analyse les évolutions
les plus récentes en matière de lutte contre la corruption et formule des
propositions sur les améliorations possibles.
Conformément à la mission qui lui a été dévolue par la loi, le SCPC a procédé
à la centralisation des informations disponibles relatives aux pratiques
corruptrices et au traitement, notamment judiciaire, qui leur est apporté.
L'importance prise tout au long de l'année 2010 par les conflits d'intérêts
a conduit le Service à aborder une nouvelle fois ce thème et à suggérer des
axes de réformes.
Par ailleurs, le SCPC a, pour la première fois, étudié la prise en compte des
atteintes à la probité par la jurisprudence administrative.
Sont également abordés dans ce rapport les points clefs concernant la corruption,
le trafic d'influence, la concussion, la prise illégale d'intérêts, le favoritisme,
ainsi que la jurisprudence de la Cour de cassation relative à ces infractions.
Ces analyses invitent à la réflexion. Elles soulignent également la nécessité
de réécrire les textes fondateurs du SCPC afin de renforcer ses compétences
et ses moyens.
C'est à cette seule condition que le Service pourra assumer pleinement les
missions de détection et de prévention qui lui ont été assignées par le législateur.