Les infrastructures vertes à l'épreuve des plans d'urbanisme : l'agglomération lyonnaise, la construction d'une stratégie

La ville s'étale en annexant des espaces naturels et ruraux périurbains et, dans le même
temps, valorise quelques enclaves intra-muros épargnées de l'urbanisation. Elle édifie ainsi
des squares, des parcs et des jardins sur les bas-fonds marécageux, les terrains
inconstructibles, les bois pentus. Tous ces espaces composent un paysage végétal unique, un
assortiment d'infrastructures vertes qui structurent l'armature urbaine. Quel est le rôle de
ces coupures vertes dans le tissu urbain ? Pourquoi ces respirations prospèrent-elles en
milieu urbain ? Comment ce système d'espaces verts parvient-il à résister à la pression
foncière ?
Ce rapport de recherche tente de répondre à ces interrogations. Il aborde l'histoire des
infrastructures vertes dans les plans d'urbanisme de l'agglomération lyonnaise, évoque la
construction des discours, met en évidence les concepts et les notions qui sont déployés pour
justifier des mesures de protection et d'aménagement des espaces verts. Les argumentaires
restent marqués par le contexte socio-économique d'une époque : embellissement dans les
années 30, zone de loisirs dans les années 60, nature sacralisée au titre de la biodiversité
dans les années 90.