Le général de Galliffet : un sabreur dans les coulisses du pouvoir, 1830-1909

Le général de Galliffet
Galliffet ! Un nom qui évoque le galop des charges désespérées
de Sedan et la célèbre réplique : « Tant qu'il en restera un ! »
Mais c'est aussi le brillant officier du régiment des guides se
couvrant de gloire en Crimée, le glorieux blessé de Puebla, au
Mexique. Il est ensuite là-bas l'inflexible commandant de la contreguérilla des terres chaudes. Mais Galliffet est aussi le fusilleur de la
Commune, tache indélébile qui éclipse son immense bravoure sur
les champs de bataille et fait de lui une sorte de maudit. Cet
aristocrate issu d'une des plus anciennes et plus puissantes familles
de la Provence - il était prince des Martigues -, incarne toute sa
vie l'assemblage classique du gentilhomme et du soldat. Grand
séducteur, hâbleur, il a pour religion la Patrie et l'Armée. Ainsi, ce
favori de la cour de Napoléon III devient après 1871 un des fidèles
de Gambetta. Appelé par Waldeck-Rousseau au ministère de la
Guerre, il a la lourde charge de solder l'affaire Dreyfus et de
remettre de l'ordre dans le commandement. Les ombres et les
lumières de cette biographie dessinent au plus juste le portrait de
ce personnage singulier et celui des époques qu'il a traversées.