L'agriculture en terre vendéenne : de l'Empire à la Seconde Guerre mondiale 1800-1945

Après avoir été meurtries et dévastées sous la
Révolution, les campagnes de ce territoire qui à partir de
1790 s'appelle la Vendée, du nom de la rivière qui arrose
le premier chef-lieu, vont se redresser durant le premier
tiers du XIX<sup>e</sup> siècle. La Vendée s'appuie dès lors sur son
agriculture et sur la diversité étonnante de ses terroirs
issus de particularismes géologiques et transformés
par la main de l'homme au fil des siècles : bocages,
plaine, marais mouillés et desséchés, littoraux et îles.
Durant un siècle et demi, au-delà des traditions et des
permanences, on assiste à des évolutions inspirées à la
fois par les pouvoirs publics et par des propriétaires
éclairés.
La Vendée devient peu à peu une terre d'élevage et,
avec l'importation de la race charolaise, le domaine de
prédilection de l'élevage bovin.
Métairies et borderies, faire-valoir indirect et direct,
habitat dispersé ou regroupé, haies bocagères ou openfields
: l'agriculture vendéenne, tout au long de son
histoire, est faite d'oppositions.
C'est tout cela qu'évoque cet ouvrage réalisé à l'initiative
du Conseil général de la Vendée dans le cadre d'une
nouvelle exposition à l'Historial, musée de société devenu,
depuis son ouverture en 2006, incontournable pour qui
s'intéresse à l'histoire si particulière de ce département.
Cet ouvrage est aussi le premier à traiter de ce vaste
sujet dans sa globalité en faisant appel aux meilleurs
spécialistes ainsi qu'à une abondante iconographie.