Victoire

Axel Heyst, isolé sur une île de l'archipel indonésien, arrache
à la brutalité d'un propriétaire d'hôtel une jeune danseuse
du nom de Lena. La vengeance de celui-ci se déploie
de façon implacable, jusqu'à l'apocalypse qui termine le
roman. Victoire est à la fois un récit d'aventures, un roman
philosophique, un conte colonial, une réflexion métaphysique
qui touche à la profondeur de l'être. Récit d'aventures
que parcourent des brigands à la recherche d'un trésor
imaginaire. Conte colonial, sur les îles indonésiennes,
où les indigènes assistent aux piètres entreprises économiques
des Européens. Roman philosophique qui oppose
la position sceptique du personnage principal, et la nécessité
où il se trouve d'agir. Réflexion métaphysique, où la
profondeur de l'être, le sens de l'individu, la participation
individuelle au destin universel de l'homme deviennent le
véritable sujet de l'écriture. Pour Conrad, tout repose enfin
sur le regard du lecteur : «La tâche que je m'efforce d'accomplir
consiste, par le seul pouvoir des mots écrits, à vous
faire entendre, à vous faire sentir - elle consiste, avant tout,
à vous faire voir !»