Croyances, sorcellerie et superstitions en Bretagne

L'imagination celtique, c'est sûr, par rapport à l'imagination classique, donne une vertigineuse idée de l'infini par rapport au fini.
De tout temps, elle impressionna les auteurs, géographes, ou historiens, et ceux que l'on ne nommait encore ni « folkloristes », ni « ethnologues ». César déjà, dans la Guerre des Gaules, écrivait que les druides enseignent à leurs élèves que les « âmes sont impérissables ». Affirmation que certains ont mise à profit pour étayer des théories sur la métempsychose celtique, ce qui reste à prouver.
Mais quant à la sorcellerie, ou à des pratiques qui, plus tard, seront condamnées et persécutées par l'Église triomphante ?
A en croire la définition du petit Larousse, le mot sorcellerie vient du latin populaire sortiarius, « diseur de sorts ». Pour le même dictionnaire, le sorcier était une « personne que l'on croyait autrefois en relation avec le diable pour connaître l'avenir, pour agir sur des personnes (ou des animaux) au moyen de maléfices, de sortilèges (syn. Devin, magicien) » La sorcellerie est par conséquent « une opération magique de sorcier ». Force est de constater que cette définition confond des notions qui pour nos anciens ne se recoupaient pas nécessairement.