Contes d'une grand-mère

À soixante-huit ans, George Sand invente, pour
amuser et instruire ses petites-filles, une dizaine
de contes merveilleux. Au dire de la grand-mère,
la nature est un monde peuplé d'esprits, dans
lequel, secrètement, les montagnes s'animent ( Le
Géant Yéous ), les nuages chantent ( Le Nuage
rose ), les grenouilles et les fleurs conversent ( La
Reine Coax, Ce que disent les fleurs )... Même les
statues et les tableaux, dans Le Château de
Pictordu , prennent vie... Autant de voix que seuls
les enfants, véritables héros de ces contes d'apprentissage,
peuvent entendre : Emmi, le petit
gardeur de cochon qui un jour disparaît après
s'être approché d'un arbre réputé maléfique
( Le Chêne parlant ) ; ou encore le craintif
Clopinet qui, fuyant son ogre de patron, finit par
prendre son envol en se changeant en oiseau
( Les Ailes de courage )...