Contes d'AEF : 1888-1910

Contes d'Afrique équatoriale française
1888-1910
Commerçant et prospecteur minier en Afrique équatoriale
française entre 1888 et 1922, Louis Charbonneau ne recueille
pas des contes existants mais rédige des nouvelles à partir de son
vécu. Certaines sont des esquisses préparatoires pour son roman,
Mambu et son amou (Grand prix de littérature coloniale, 1925),
tellement intimes qu'il interdit leur publication avant sa mort,
d'autres récrivent des fables de La Fontaine en fonction de la faune
africaine, d'autres enfin reflètent sa vie aventureuse dans des régions
largement inexplorées entre le Gabon, les deux Congo et l'Angola. Doué d'une grande capacité d'observation et de narration et d'un grand sens de l'humour et de l'ironie, il partage avec le lecteur, en une large gamme d'émotions devant la mort et l'amour, devant les cocasseries et les tracasseries de sa vie quotidienne tiraillée entre
les puissances coloniales anglaise, belge, française et portugaise,
son regard sympathique et pénétrant. Cette première édition des
Contes d'A.É.F. est établie à partir d'un manuscrit inédit conservé
dans une collection particulière.
« Oui, ces Noirs que nous ne connaissons pas encore bien, que nous méprisons
même, ont au fond d'eux-mêmes, en veilleuse il est vrai, l'éternelle flamme
d'amour qu'il ne tient qu'à vous, Blancs, de développer jusqu'à en faire un foyer
lumineux... »
Louis Charbonneau, Contes d'A.É.F.