Comment le capitalisme nous infantilise

Comment le capitalisme nous infantilise

Comment le capitalisme nous infantilise
Éditeur: Fayard
2007526 pagesISBN 9782213632483
Format: BrochéLangue : Français

Consommateurs ou citoyens ? D'ordinaire,

les deux termes ne sont pas jugés antagoniques.

Benjamin Barber démontre qu'ils le

sont. Car le capitalisme a radicalement

changé. S'il a pu être historiquement associé

à des vertus qui ont aussi contribué à fonder

la démocratie, il est aujourd'hui lié à des

vices qui la détruisent.

L'«éthique protestante» de Max Weber,

qui privilégiait le travail, l'épargne, la vie simple, la probité, la responsabilité

et une économie oeuvrant à la satisfaction de vrais besoins, s'est

muée en son contraire : un «éthos infantiliste» qui glorifie la consommation,

la superficialité et la dépense inutile pour assouvir de faux besoins. Les

ex-citoyens sont transformés en grands enfants, tandis que les vrais

enfants et les adolescents deviennent l'épicentre et la cible privilégiée du

marketing.

Benjamin Barber étudie sous divers angles cette régression culturelle,

insistant notamment sur les progrès extravagants d'une privatisation qui

dynamite le contrat social et n'épargne même plus les fonctions régaliennes

de l'État, comme la police et l'armée, ou encore sur la création d'identités

factices autour des marques.

Comment en finir avec cette éclipse de la démocratie, avec cette vie

publique «schizophrénique» ? Pour l'auteur, ce n'est pas en essayant de

miner le capitalisme consumériste de l'intérieur, en tant que consommateurs,

ni en tentant de le brider, comme autrefois, dans le cadre

devenu étriqué d'un État national. Le remède aux maux qui accablent la

démocratie au sein des nations, c'est plus de démocratie entre les

nations, et une action citoyenne mondiale.

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