Clinique lacanienne (La), n° 16. Des perversions

Clinique lacanienne (La), n° 16. Des perversions

Clinique lacanienne (La), n° 16. Des perversions
Éditeur: Erès
2010253 pagesISBN 9782749211541
Format: BrochéLangue : Français

Avant de prendre un sens médicolégal puis psychopathologique,

la perversion désignait le Mal, celui

du désir si l'on veut, satanique en effet, notre lot

commun depuis la chute d'Eden. Il faut tenir compte de ce lien

vague et général de la perversion au mal du désir en partant de

ce qui ravage une époque, comme le font plusieurs articles de

ce recueil. Cela importe avant de contester trop vite qu'il

s'agisse de la perversion proprement dite, telle que Freud en a

dégagé la structure, tout en restant d'ailleurs fidèle au sens de

l'étymologie latine de pervertere : mettre sens dessus dessous.

C'est bien la violence pulsionnelle, usuellement refoulée, qui

reprend le dessus. Mais où se trouve alors la perversion ? Un

obsessionnel friand de scène primitive peut s'adonner au

voyeurisme et à l'exhibitionnisme. Ceux qui - dans la presse

à sensation - passent pour de grands criminels pervers sont

souvent des psychotiques hallucinés. Alors qu'il ne vient plus

à l'idée de personne de considérer comme «pervers» d'inoffensifs

esthètes ou les adeptes des innombrables penchants

sexuels, qui vont de l'homosexualité au triolisme - Whatever

works ! (et pourtant...) -, on est bien loin des tiroirs pratiques

qui répartiraient la structure sur les trois cases : Psychoses /

Névroses / Perversion. Un peu plus de finesse s'impose comme

on le lira dans ce recueil : ce pervers, quel numéro !

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