Chroniques salonaises. Vol. 2

Louis-Marie Gimon clôture sa 1<sup>ère</sup> partie des Chroniques de la Ville de Salon (éditée en 1882) à la Révolution Française, car il estime ces événements encore trop brûlants pour être relatés.
La seconde partie de ses Chroniques est donc d'un parti radicalement différent : thématique, elle traite de différents aspects de la vie du Salon de l'ancien Régime : des églises, du clergé - et des impôts dont il bénéficiait - et des confréries religieuses ; des hôpitaux, des foires et marchés... C'est ainsi que nous savons que les établissements hospitaliers de Salon étaient au nombre de trois, « spécialisés » selon les maladies les plus fréquentes (la lèpre, la peste et... les malades ordinaires et les pauvres). Gimon poursuit sa chronique avec des notices biographiques sur les Salonais célèbres : Fusée Aublet, Etienne d'Hozier, Tronc de Codolet... Enfin, il ajoute, après le nobiliaire, la transcription de deux documents précieux : le texte des Anciens Statuts de la Ville de Salon, donnés à celle-ci par Rostang de Cabre en 1293, et le testament de Nostradamus.
Le manuscrit de cette deuxième partie fut confié à la mort de son auteur, en 1894, à la paroisse, qui le remit ultérieurement à Jean Blanchard ; celui-ci l'intégra dans les Archives de la ville, non sans s'en être inspiré pour écrire son Histoire de Salon.
Cet ouvrage constitue pour les chercheurs une source précieuse de renseignements sur le Salon de l'Ancien Régime et sur les Salonais qui en ont fait l'histoire.