Pourquoi et comment l'Europe restera le coeur du monde : petit traité d'optimisme

L'Europe n'est plus le centre du monde. Elle n'est plus la première
puissance militaire. Elle ne domine plus comme jadis un
monde qu'elle a dirigé. Un monde où elle a tout inventé : pour
le meilleur (la philosophie, la culture, les concepts, les Droits de
l'Homme, la musique, le théâtre, le cinéma, mais aussi la voiture,
les avions, l'électricité, le téléphone, Internet,....), ou pour
le pire (le nationalisme, les guerres de religion, les conflits qui
deviennent mondiaux...).
Mais l'Europe est pour le monde, le coeur qui donne le rythme,
qui irrigue les esprits, qui nourrit la culture qui invente et qui
attire. La mode se décide à Milan ou à Paris ; c'est à Londres que les
fortunes mondiales s'installent ; c'est à Berlin qu'on vient chercher
des leçons d'économie. C'est désormais en Europe qu'on immigre.
Elle reste la 1<sup>re</sup> puissance économique et commerciale.
Le continent des guerres, devenu celui de la paix, peut-il survivre
entre la première puissance mondiale et les États émergents ?
A-t-il un avenir et lequel ? À l'occasion de la crise économique,
c'est une question que se posent les Européens, adeptes du doute qui
a fondé la philosophie moderne.
À bien y regarder, l'Europe a en elle tous les ressorts qui lui
permettent de demeurer le coeur solide, généreux et immortel d'un
monde qui ne peut se passer d'elle. Ce «petit traité d'optimisme»
ne dissimule rien des défis qui la guettent. Il tente seulement de
démontrer qu'elle a de bonnes chances de les relever.