La route de l'or bleu

Ce livre peint l'histoire d'une couleur : le bleu.
Dans l'Antiquité, des bleus extraordinaires se côtoient à Constantinople : le bleu des caravanes de la soie, le cobalt de Samarkand. Plus loin, le bleu s'appelle anil et donne son nom au Nil bleu d'Égypte. En Grèce, le bleu se dit ( provenant des Indes ) : Indikon , d'où son nom indigo.
Bizarrement, tous ces bleus s'arrêtent aux portes de l'Europe.
Le bleu cherche à rivaliser avec l'étendard vert de l'Islam triomphant ; en France la cour s'habille de bleu roi et la Vierge dans les églises revêt le manteau bleu marial.
Au XVI<sup>e</sup> siècle, des volets bleus apparaissent aux fenêtres des îles de l'Atlantique. Partout, sauf dans l'île de Ré où les volets restent verts.
D'où proviennent ces couleurs jusque-là inconnues sur le littoral ?
Et puis, le bleu du pastel voit le jour à Toulouse. Les Bretons de Penmarc'h vont alors braver l'océan et se lancer sur la plus incroyable route maritime qui n'ait jamais existé : de Toulouse à Anvers par Bordeaux et La Rochelle, et partir à l'assaut du monde.
C'est tout le mystère de la Route de l'or bleu.