En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté

Plus la crise économique et sociale s'accentue, plus les idées reçues
sur les pauvres se répandent. Plus cette crise est présentée
comme une catastrophe naturelle, plus ils sont convoqués au
tribunal de l'opinion publique : s'ils sont pauvres, ce serait « de leur
faute ». « S'ils sont à la rue, c'est qu'ils l'ont choisi. » « S'ils font des enfants,
c'est pour les allocations familiales. » « Ce sont des assistés qui coûtent
cher à la société. » « D'ailleurs, s'ils voulaient vraiment chercher du travail,
ils en trouveraient. » « De toute manière, on gagne plus au RSA qu'avec
le SMIC. » « Ils perçoivent des allocations alors qu'ils élèvent mal leurs
enfants. » Dans ce flot de discours, les étrangers sont particulièrement
visés : « Ils peuvent profiter facilement des minima sociaux qu'ils ne
perçoivent pas dans leur pays. »
Ce livre répond point par point à plus de 80 de ces idées reçues sur la
pauvreté. Alors que l'on accuse les pauvres d'être des assistés et des
fraudeurs, il révèle par exemple que le montant des aides sociales non
réclamées par ceux qui y ont droit s'élève à plus de 11 milliards d'euros
par an !
Accessible à un grand public, cet ouvrage défait la chape de plomb du
fatalisme. Il invite à briser les murs de l'apartheid social qui s'est instauré
en France et à vivre une rencontre libératrice : sortir des préjugés où les
uns sont bons et les autres mauvais, se connaître au lieu de s'ignorer pour
inventer ensemble une société où la misère n'aura plus droit de cité.