Mouvements, n° 71. Qui veut la peau de la recherche publique ?

Le travail dans la recherche scientifique publique
française est profondément bouleversé par les mutations
structurelles, opérationnelles et managériales opérées à partir
du processus de Bologne et du sommet de Lisbonne sur la
«société de connaissance». Ces bouleversements transforment
qualitativement le travail de recherche et produisent des effets
tant sur la santé des chercheurs que sur l'objet et la nature
de la production scientifique. Nous faisons l'hypothèse que le
travail de recherche est au coeur de la relation entre sciences,
démocratie et société, et qu'il ne peut y avoir de «sciences
citoyennes» sans rouvrir le chantier du travail de la recherche
et des «dramatiques de l'activité», ni sans donner la parole
à celles et ceux-là mêmes qui la mènent sur ce que produit
cette activité.