Vies des dames galantes

Brantôme vies des dames galantes
Né vers 1540, Pierre de Bourdeille, qui a perdu son père à l'âge de sept ans, après une enfance à la cour de Navarre, étudie à Paris, puis à Poitiers. Son frère ayant été tué en 1557 au siège de Hesdin, Henri II lui octroie l'abbaye de Brantôme en témoignage de gratitude. Abbé commendataire - c'est-à-dire laïc -, il en portera désormais le nom.
Malgré de nombreux voyages et expéditions guerrières, Brantôme n'est jamais parvenu à s'illustrer dans la carrière des armes. L'homme de cour n'a d'ailleurs pas eu beaucoup plus de chance : ses protecteurs ont disparu trop tôt.
Déçu par l'ingratitude des puissants, alors qu'il songe à liquider ses biens pour se mettre au service du roi d'Espagne, il est désarçonné par son cheval, fin 1583. Les reins brisés, « estropié et perclus », il se retire dans son château de Richemont, où il gardera la chambre pendant quatre années.
Là, il dicte à son secrétaire ce qui deviendra une somme impressionnante de plus de quatre mille pages. Des deux livres qu'il va consacrer aux Dames , le premier traite des illustres , le second des galantes . À l'aide de ses souvenirs, brodant et inventant, Brantôme décrit le monde érotique de son temps.