L'action : premières leçons

« Aide-toi, le ciel t'aidera »... las d'invoquer les saints du ciel et les divinités païennes, le charretier embourbé finit par comprendre qu'il a intérêt à agir par lui-même.
Rien ne remplace la vertu de l'action.
L'attentisme ou le fatalisme sont démissions de la liberté.
L'action est un « je veux » qui devient un « je peux » : joie de modifier le monde !
Laisser son empreinte ! S'enivrer de son pouvoir !
Mais l'action n'est pas toute puissance : elle s'accomplit par l'épreuve de la résistance de l'autre et du monde. Le « je peux » ne peut ignorer le « je dois ».
L'action lie vouloir, pouvoir et devoir dans une dialectique concrète. Elle est à la jonction des contraires : esprit, corps ; moi, les autres ; liberté, nécessité.
Le présent ouvrage tente de comprendre ces articulations paradoxales.