Réflexi(e)ons. Vol. 2

Reflexi(e)ons
Tome 2
La porte du savoir, quoi ? Devrais-je la clore
Sans laisser une chance à ce qui peut éclore ?
Eh ! Non, loin du tumulte, insensible aux clameurs
Je noircis, du cahier, l'éclatante blancheur.
Trop souvent j'ai pâti de connaissances floues,
De peur d'être de ceux à qui le bec on cloue,
J'ai voulu pallier, pourquoi donc le cacher ?
Quelque manque évident ; voilà le mot lâché !
Oublie ces préjugés et vois la vie en face,
Nul ne se réjouit d'être trop timoré,
Va, conjure le sort car il faut de l'audace
Pour être, par ses pairs, vraiment considéré.
Si le poids semble lourd quand la tâche est ardue,
Que les voiles du soir obscurcissent l'esprit
L'aurore de l'espoir, à ta cause étendue,
Ramènera ta peine à un plus juste prix.
Mès ch'èst in grandichant qu'jé acòr méié compris
Qué l'saveur dé m'parláche avót tout s'n'importance,
Ch 'èst in. ne idintiteu, ôjòrdu hors dé prix,
Ch't'in féièr brût qué l'z'inceùtr' iont poli d'leus' nuances.