La vie devant toi... : récit au quotidien d'un combat contre la maladie : Sylvestre, Mattéo, Grégoire

« Pourquoi t'as écrit tout ça papa ?
- C'est pas beau un livre ?
- Si, mais c'est rien à côté du cancer
- Peut être, mais c'est un projet, un désir... Tiens ! De quoi tu as envie demain ?
- Voir mes copains.
- Hé bien voilà ! Ça, c'est un projet !... C'est la vie.
- Peut être, mais mon cancer, c'est aussi pour la vie. »
Un jour de printemps de l'année 2006, Sylvestre a appris qu'une tumeur grosse comme une balle de tennis habitait son cerveau. Il avait huit ans. Pour lui, pour sa famille débutait une autre vie. Une vie rythmée par les examens médicaux, marquée par les suites d'une opération vitale, cadencée par le sursis permanent. Parallèlement, sa vie d'enfant continuait avec ses jeux, ses fêtes d'école, ses parties de foot endiablées. Jean-Christophe Adde, le père de Sylvestre, est journaliste. Par réflexe, sans doute, par instinct de survie, aussi, il a saisi son stylo faisant sienne la formule d'Albert Londres : « Il faut porter la plume dans la plaie ». La plaie de Jean-Christophe était béante, il n'a pas hésité. Dans cet ouvrage, il raconte avec force et sobriété ces instants de vie où le présent s'impose sans concession et où le futur devient un bien précieux. La vie devant toi est un livre qui ne laisse pas indemne, on ressort de sa lecture avec quelques plaies à l'âme mais surtout avec une irrésistible envie de vivre, de croquer dans l'existence, comme on croque dans un fruit juteux. Dans La vie devant toi , le cancer n'est plus seulement, un mot, un protocole de soins, une calamité qui frappe au hasard. Le cancer prend un visage humain, celui d'un bien bel enfant. Impossible de détourner le regard, de se dire dommage ou encore, Dieu merci ce n'est pas mon fils. Au fil des pages et au gré d'une écriture d'une incroyable efficacité, Sylvestre devient l'enfant de tous, regardé avec amour et raconté avec tendresse par son père.