Ce pain que pétrissait ma mère...

«Ce Pain que pétrissait ma Mère», c'est - bien avant d'être la tartine
couverte de confiture savoureuse - le pain de la vie et celui du Bonheur.
Le bonheur simple d'une existence paisible où l'oeil observe la beauté
d'une forêt roussie par l'automne ou couverte par la neige, tandis que,
malgré tous les aléas de l'existence, l'esprit se gave de pensées
lumineuses, «oiseaux bleus» s'échappant vers le ciel de la béatitude...
C'est ce petit d'homme pétrit dans le sein maternel, de générations en
générations, pour que se perpétue l'aventure humaine, en un «éternel
demain»... C'est enfin le pain de la tendresse et de l'amour maternel,
murmurés à l'oreille du bambin en «une chanson douce», berceuse
pour ces enfants-là qui sont ceux du poète, mais chantée pour tous les
bambins du monde... Une ode à la femme, à la mère, à l'enfant par
laquelle Véronique Flabat-Piot, cette «fille du Nord», signe - avec des
vers purement classiques ou, tout au contraire, totalement libérés -
une déclaration d'amour à sa propre mère, à son mari, à ses enfants,
tout en confiant à ses lecteurs, comme un quignon de pain que l'on
rompt en partage, sa recette du bonheur et sa foi en l'existence.
Dépassant largement la simple écriture poétique - fût-elle de
qualité - «Ce Pain que pétrissait ma Mère», c'est une manière de
concevoir l'existence, un levain de l'âme pour offrir aux mamans, à
ceux qu'on aime... ou à s'offrir, par gourmandise !