John Fitzgerald Kennedy

Le héros meurt à la fin. Il avait tout : le charme, la jeunesse, le
pouvoir et l'argent. Les coups de feu qui éclatent le 22 novembre
1963, à Dallas, font entrer dans la mythologie du XX<sup>e</sup> siècle John
Fitzgerald Kennedy, idole Technicolor de l'Amérique, paladin d'une
épopée qui s'achève en roman noir.
On sait depuis que celui qui changea la Maison Blanche en
usine à rêves cachait un don Juan compulsif écumant les studios
d'Hollywood. On sait que ce président à la dégaine d'acteur était un
homme usé, livrant une lutte quotidienne contre la souffrance. On a
tout dit sur son assassinat. Beaucoup moins sur l'homme complexe
qui se cache derrière ce sourire de légende, icône flamboyante
d'une société du spectacle qui tue aussi ceux qu'elle adore.
Frédéric Martinez, à travers un récit au souffle rare, dessine
le portrait subtil et nuancé d'une figure éclipsée par son mythe, incarnation
d'une Amérique idéalisée où le sublime côtoie le sordide,
où le pathétique le dispute au tragique.