Soheym, l'esclave-poète amoureux

Soheym
« Je lui disais encore :
Soumayya !
Elle sourit... Ah ! que la lune est belle en sa plénitude !
Quinzième nuit.
Elle me dit :
Corbeau, plein de noirceur !
J'ai ri, et lui ai dit :
Corbeau, et de plus esclave !
Toi, tu es la princesse de toutes les femmes... »
C'est un fait historique avéré que la tribu des Bani Hasshass a mis à mort par le feu son esclave-poète Soheym, à cause de son libertinage à l'égard des femmes de la tribu ; ceci se passait en l'an 35 de l'hégire. Cela mis à part, nous ne connaissons de la vie du poète que des bribes éparses, dont la plupart ont un caractère légendaire. La principale source reste le recueil de poésie ( diwan ) de Soheym lui-même (édité au Caire en 1950). L'auteur de ces poèmes bilingues s'est appuyé sur cet ouvrage pour faire revivre cette histoire avec lyrisme...