Fin de party

1979. L'année de la chute du Shah et de la révolution
islamique. Un sale moment pour faire du tourisme en
Iran. Pourtant, alors que les ayatollahs triomphent, un
décorateur allemand choisit Téhéran pour villégiature.
Candide chaussé de Berluti, il traverse la ville en écoutant
Blondie, à la recherche de cocktails et de bons trips.
Rien ne semble pouvoir troubler sa
dérive mondaine. Puis la quête improbable
de ce pantin désincarné le conduit
au Tibet où il est arrêté par des soldats
chinois qui l'envoient directement
au lao gaï (le goulag oriental) ; destination
finalement propice à un régime
amincissant radical...
Drôle et cruel, Fin de party stigmatise
tout ce qui rend l'Occident odieux
aux yeux de l'Orient. Modèle d'autodérision, la farce
de Kracht évoque le Huysmans d' À rebours , version
XX<sup>e</sup> siècle. Une peinture impitoyable d'une humanité
décadente.