Christine de Suède : la fascinante et scandaleuse reine du Nord

À cinq ans, elle succède à son père le roi Gustave II Adolphe. À
dix-huit ans, elle prend les rênes du pouvoir, impose la paix et
lance son pays sur la voie des grands changements. Stockholm
devient une «Nouvelle Athènes».
Christine, personnage extravagant, étonne l'Europe par son
intelligence, sa culture, sa puissance de travail.
En 1654, après dix années de règne elle abdique malgré les
supplications de ses sujets pour se faire catholique et s'en va vivre
en Italie.
À Rome, elle «empoisonne» la vie de quatre papes, complique
celle de Mazarin et de Louis XIV, tombe amoureuse d'un cardinal,
se fait mécène, prend la défense des minorités persécutées (juifs,
protestants), se consacre à l'étude, écrit des maximes et finit sa vie
avec tout autant d'extravagances qu'au début.
Imprévisible, anticonformiste, elle scandalisa les uns, amusa les
autres. Traitée indifféremment de «Céleste intervention» ou de
«Putain accomplie», cette «reine-roi» continue, après plus de
trois siècles, à défrayer la chronique.