Vanité : mort, que me veux-tu ? : exposition, Paris, Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent, du 23/6/2010 au 19/9/2010

Vanité : mort, que me veux-tu ? : exposition, Paris, Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent, du 23/6/2010 au 19/9/2010

Vanité : mort, que me veux-tu ? : exposition, Paris, Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent, du 23/6/2010 au 19/9/2010
Éditeur: La Martinière
2010128 pagesISBN 9782732441900
Format: BrochéLangue : Français

La vanité dans la peinture est tour à tour une méditation, une expression fascinée

et obsessionnelle de la beauté naturelle, un art d'agencer les formes et les objets,

une technique sublime. Ces caractères justifient à eux seuls la faveur dont a bénéficié

ce thème au XVII<sup>e</sup> siècle. L'histoire de l'art a donné à cet engouement la dimension

d'un genre, repris invariablement par les artistes contemporains.

Dès le XV<sup>e</sup> siècle, les peintres ont eu la charge d'exprimer par l'image le contenu

des méditations religieuses. Penser la mort, réfléchir à la vanité des biens

de ce monde, mettre à l'épreuve la volonté du dépouillement devant l'image

séductrice de la richesse, ce sont là des projets forts pour l'humanité, que l'Église

voulait promouvoir. Au XVII<sup>e</sup> siècle, l'iconographie qui faisait allusion au

détachement des biens terrestres et à la méditation sur la mort et la rédemption

s'est fixée dans la formule d'un genre de peinture qui a pris le nom de Vanité

à la suite d'une citation du texte de l'Ecclésiaste, très souvent représentée

sur un phylactère, à côté d'un crâne : vanitas vanitatum omnia est vanitas

(vanité des vanités, tout est vanité). Ce message de la vanité des choses de ce monde

va s'appuyer dans les pays latins sur la figure du saint ou sur l'allégorie antique,

alors qu'il s'exprime, dans le nord de l'Europe sous l'influence de la Réforme,

dans la composition d'objets.

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