La bou-noura

Après «Hotel es Salem», salué, entre autres, par
Madeleine Rébérioux, Henri Alleg, l'Association
Républicaine des Anciens Combattants...
Jean Fouquet nous propose La Bou-Noura,
un roman d'amour, naïf et violent.
Cotoyant la réalité, sans jamais prétendre à écrire
l'Histoire, la fiction nous replonge dans le brasier qui
faillit consumer la «France profonde» - trop longtemps
apathique, indifférente, empoisonnée par les miasmes
du colonialisme et du racisme - un brasier qui n'en finit
pas de couver sous la cendre.
Les évènements évoqués (l'exécution du militant communiste
Fernand Iveton en 1957, les essais nucléaires
en 1960...) tout comme les hommes qui en ont été les
protagonistes, constituent des éléments indissociables
du drame algérien : il ne faudrait pas
que leur mémoire se perde.
Revendiquant sa liberté de ton et son esprit critique,
Jean Fouquet pourrait bien faire rejaillir quelques étincelles
de vérité pas toujours bonnes à dire.