Rue de la Ruine : Essaouira, Derb Al-Kharba : satire

Par-delà les plages infinies d'Essaouira, le romantisme
de ses remparts, son ciel d'azur et ses restaurants
fleurant la nostalgie, le narrateur de la Rue de la ruine,
Moulay Brahim fils de Moulay Brahim, nous raconte sa
misère au quotidien.
On le croit parler des misérables, il parle des riches
; on le croit parler des pauvres et des riches, il parle
de la vie et de la mort, de tout le monde et de personne.
Sérieux, il ironise ; obséquieux, il se moque. Il
n'a qu'un souci : nous aider à aimer la vie, à ne jamais
nous fatiguer de nous-mêmes.
C'est à la fois une lecture et un entretien.
Sacré Moulay Brahim !
Le vin, non ! les femmes, non ! le porc, non ! le poisson
entre parenthèses. Et quand c'est "oui", ce n'est jamais
n'importe comment. C'est toujours comme ils veulent.
Celui qui se sait inutile se donne toujours des raisons.
Zorro se trouve interdit de consommation, interdit de
séjour. Interdiction de manger à volonté, interdiction de
boire à volonté, interdiction de besogner. ...
Zorro est un clandestin de la consommation.
Clandestin au Maroc, clandestin en Europe, clandestin
partout ! Un condamné à mort à la naissance. Un condamné
à mort par la naissance.