Les carnets de Rose T... : par-delà solitude et chagrins, toutes les fleurs de l'amour au jardin de son coeur

Une mère courage raconte, en savoie,
aux «beaux jours» de l'industrie horlogère.
Cernex, 1898.
Rose et Gaëtan - la petite Savoyarde de quinze ans et le beau tailleur
de pierres venu du Piémont - se marient pour toujours. Pour l'amour.
«L'amour-bonheur, l'amour-passion, l'amour-famille, l'amour-soucis,
l'amour-sanction...» Bien vite le berceau abrite tour à tour quatre bébés.
Rose la tendre encourage, câline, console. Rose l'infatigable coud, cuisine,
astique ; plus tard elle trimera à l'usine, fera des ménages...
Rose la généreuse accueille, recueille, ouvre sa porte et ses bras
à tous les petits et grands malmenés de la vie.
«Quand on aime, on ne compte pas.»
Mais le malheur n'attendra pas longtemps. Rose a trente ans quand la mort
prend Gaëtan. «La montagne vient de s'écrouler. Elle a tout englouti.
(Sa) vie, (ses) projets, (ses) espoirs.» Pour de très longues années désormais
il lui faudra être Rose la courageuse, celle qui oublie de se voir vieillir,
celle qui reste droite quand la maladie ou la guerre emporte les êtres chers,
celle qui dans la tempête continue à tendre la main et à donner son sourire.
Le point de vue de l'éditeur