Histoire d'un hôtel de ville : la maison commune des Stéphanois, 1822-2002

Notre mairie, qui n'a après tout qu'un peu moins de deux siècles d'existence, est le grand témoin de la vie stéphanoise. Venant d'au-delà du XIX<sup>e</sup> nous n'avons pas de château prestigieux, de vénérable cathédrale, de palais aristocratiques, tout au plus quelques vieilles demeures, quelques antiques églises. Aussi l'Hôtel de Ville est-il, plus qu'ailleurs, un de nos lieux de mémoire.
Malgré sa courte histoire c'est un monument qui a connu bien des vicissitudes et n'a cessé de préoccuper les élus. Mais un monument dont on redécouvre, heureusement, la valeur architecturale. Quelle existence que la sienne ! Grand invalide peu de temps après la pose de la première pierre le 25 août 1822 ; agrémenté, sous le Second Empire, par un dôme ; abritant les activités les plus diverses et les plus inattendues en ces lieux ; prêt à exploser sous la charge administrative... et menacé de destruction vers 1965. Les dernières vingt-cinq années nous ont apporté, sous les apparences extérieures du dessin néo-classique de Dalgabio, son architecte, un nouveau bâtiment. Et ce n'est pas fini, la vie continue.
C'est certainement cette vitalité et l'attachement des Stéphanois à leur mairie qui donnent au monument le plus emblématique de la ville sa valeur patrimoniale.