Prozac nation : avoir vingt ans dans la dépression

Elizabeth
Wurtzel ne veut ni mourir
ni vivre, mais le problème,
c'est qu'il n'y a rien entre les
deux. Sauf le pire, c'est-à-dire
la dépression clinique. Brillante et
pleine de promesses à l'âge de dix
ans, elle s'inflige l'année suivante
sa première overdose médicamenteuse
en camp de vacances et, dès
douze ans, se taillade régulièrement
les mollets à coups de lame de rasoir.
Étudiante, puis journaliste, elle accumule
crises et tentatives de suicide,
thérapies et hospitalisations, avant de
devenir l'une des premières patientes
à suivre une cure de Prozac. Associé
à d'autres traitements, ce médicament
lui a permis de rester vivante et
d'écrire ce livre, à l'âge de vingt-six ans.
Loin de se réduire à une exaltation de la
pharmacopée en vogue, Prozac Nation
va au-delà du simple témoignage individuel.
Par la voix d'Elizabeth Wurtzel
s'élève celle d'une génération entière
d'enfants du désespoir, englués dans
la culture de l'éclatement familial, de
l'instabilité économique et du sida.
Tour à tour déchirant et drôle, ce
livre a été acclamé à sa sortie
aux États-Unis, en 1994,
comme « L'Attrape-Coeur
des années 90».