Paroles de presse libre : actes

"Nous sommes libres de penser, d'écrire, d'imprimer des journaux, mais nous ne pouvons pas les distribuer."
Petre Mihai Bacanu (Romania Libera, Roumanie)
"Nos tiroirs sont remplis d'articles qui ne peuvent pas être imprimés, faute de papier."
Anahid Assaderian (Haîk, Arménie)
"En 1990, nous avons connu neuf saisies de journaux et deux suspensions de trois mois. Le Monde ou le journal de 13h. d'A2 sont interdits, comme certaines émissions d'Envoyé Spécial. Si, dans la guerre du golfe, les journalistes français ont obéi à l'intérêt supérieur de l'Etat, il en est de même en Tunisie, vous devez le comprendre."
Rachida Ennaifer (Fédération des journalistes arabes)
"Il n'y a plus aucune liberté au Liban pour les journalistes et, en ce moment, on ne les emprisonne pas, mais on les tue s'ils disent quelque chose qui déplaît au pouvoir de Damas."
Saïd Freiha et Bakhos Féghali (Dar Assayad, Beyrouth)
"J'ai interviewé des lycéens de 16 et 17 ans à la Bastille en leur demandant où se trouvait Budapest. L'un l'a placée au Canada, l'autre en Australie. Nous avons besoin de mieux nous connaître."
Laszlo Robert (Association des journalistes hongrois)
"L'histoire va vite. Lorsque j'ai reçu votre invitation, j'étais citoyen de la R.D.A. Depuis je suis devenu citoyen de la République fédérale d'Allemagne, avec le triste sentiment d'être considéré comme un journaliste de seconde catégorie, qui a tout à apprendre."
Alfred Wagner (Rédacteur en chef de F.F. Dabei)
"Le plus grand courage, et la plus grande liberté pour un journaliste de notre pays, ce n'est pas de lutter contre le pouvoir. Le plus grand courage consiste à aller contre la mentalité des masses, contre la psychologie d'une population globalement déstabilisée... car la Russie est au seuil de la folie."
Stepan Kisselev (Rédacteur en chef des Nouvelles de Moscou, Russie)