Histoire sociale des Juifs de Soultz-sous-Forêts

Une «Histoire sociale des Juifs de Soultz-sous-Forêts» ,
qu'est-ce à dire ? Tout simplement, qu'elle
prend en compte, sans restriction, tous les aspects
de leur vie quotidienne, tels qu'ils nous sont livrés
par les registres d'état-civil, les actes notariés, les
jugements de justice, les délibérations du conseil
municipal, les correspondances administratives, les
témoignages personnels, les articles de presse...
L'implantation des Juifs à Soultz remonte au 9 janvier 1348, date de leur
première admission dans le bourg par privilège spécial de l'Empereur. Pourquoi
et d'où sont-ils venus ? Vers quelles destinations et pour quelles raisons
ont-ils commencé à se disperser cinq siècles plus tard ? Quels ont été leurs
métiers, leurs filiations ? A Soultz, ils se sont d'abord fixés dans le quartier
de la Hundsgass , au pied de l'église simultanée et du presbytère catholique,
avant d'essaimer dans toutes les rues et ruelles du bourg. Ils ont eu leur
Schule dès avant 1789. Nous connaissons maintenant leurs officiants, leurs
chefs de file...
De 1784 à 1846, ils ont formé la communauté israélite la plus nombreuse
au nord de la forêt de Haguenau. Bien entendu, celles, encore plus considérables,
de Bouxwiller, Haguenau ou Strasbourg nous auraient reliés plus
directement à la Grande Histoire. Mais le cas soultzois ne manque pas
d'intérêt non plus. Il nous fait entrer au coeur du judaïsme rural, avec ses
marchands de bestiaux, de peaux et de cuirs, ses brocanteurs, ses marchands
de fer, ses colporteurs de mercerie, ses prêteurs sur gages et transporteurs
de dettes...
Ce livre a paru pour l'inauguration à l'automne 2015 des bulbes reconstitués
de la synagogue de 1897, dernière étape d'une longue et
patiente sauvegarde d'un édifice cher à tous les Soultzois. Il prolonge
et capitalise les travaux et publications de Jean-Claude Streicher sur
l'histoire de la saline de Soultz, les mines de bitume de Pechelbronn, les
barons de Bode, le bailli Geiger...