La clinique de Dostoïevski ou Les enseignements de la folie : Notes du sous-sol, Crime et châtiment, Le double, L'idiot, Les démons, Les frères Karamazov

Dans un style léger et précis, agréable et vigoureux, on trouve ici
une présentation inhabituelle de la psychanalyse, loin des jargons
et enracinée dans la pratique clinique. L'auteur est fidèle à Freud
par le choix d'une langue simple et par le recours à la littérature.
Cette manière c'est aussi un choix politique : la psychanalyse est
citoyenne ou elle n'est qu'imposture.
Ce livre parle de la folie pour parler d'amour. Parce que de quoi
s'occupe un psychanalyste sinon de l'amour ? En quoi consiste son
travail sinon à préparer ceux et celles qu'il rencontre à cette catastrophe
salutaire, ou à réparer blessures, ravages et stigmates de
l'absence d'amour ou des amours ratés ?
Pour parler d'amour, le choix de Dostoïevski s'impose. Dostoïevski
est, par excellence, l'écrivain de la démesure du réel d'une vraie
rencontre.
La grandeur ou la misère des personnages fondamentaux de son
oeuvre accompagne la découverte qu'ils font de l'inconscient. Que
les personnages soient construits à partir du trauma de la rencontre
avec l'inconscient est certainement une des raisons principales
de leur pérennité. L'auteur s'appuie sur ces personnages
pour aborder des points essentiels de la clinique : le trauma, le
fantasme, la perversion, la folie.