Mon pays étranger

Le voyage qu'entreprend la narratrice pour rejoindre
l'Algérie où son père est né, est un pèlerinage et une quête
d'identité. Sur le bateau qui l'emmène de l'autre côté de la
Méditerranée, les souvenirs se bousculent. Qui est-elle au
milieu de ces hommes aux visages familiers dont elle ne
parle pas la langue ? À Alger, c'est Mahmoud, un Algérien
rencontré à Paris, qui l'accueille et la guide. Il a travaillé
au Théâtre national dont le directeur a été assassiné. Au
fil de ses haltes, au théâtre, au café, dans les rues, elle
prend conscience de la misère, de la peur, du désespoir
de ces jeunes gens sans avenir et pourtant si pleins de vie
et hospitaliers. Avant de repartir, elle passera dix jours à
Oran, chez Amina dont le mari a été tué et qui vit seule
avec ses filles.
Visages de femmes, petits faits du quotidien, paysages,
odeurs, intrusions brusques de la violence, réminiscences
des attentats, du passé de la narratrice, tout s'interpénètre
et frémit dans ce livre qui rend palpable la vie profuse et
déchirée des gens chez qui s'exacerbent encore, comme
une plaie qui ne se referme pas, espoirs et regrets.