Les confessions de Max Tivoli

Dans la baie de San Francisco, en ce début 1870, la ville
est en fête et les canons tonnent. Est-ce parce qu'il est conçu
au moment même où l'on dynamite un récif sur lequel s'échouent
tous les bateaux depuis un siècle ? Max Tivoli naît avec l'apparence
d'un homme de soixante-dix ans, condamné à avancer à reculons,
tel un crabe, à l'inverse du monde qui se précipite vers son destin.
C'est à l'adolescence, lorsqu'il s'éprend éperdument d'Alice Levy,
que sa vie commence véritablement. Elle devient soudain aussi
scintillante et douloureuse que des morceaux de verre. Comment
conquérir un coeur de dix-sept ans lorsqu'on en paraît cinquante ?
Suspendu au temps qui fuit et lisse son apparence, ballotté par les
bouleversements du siècle naissant, Max Tivoli parcourt le monde,
avec la complicité mystérieuse de son ami Hughie, à la poursuite
de son amour. Car Alice, comme dans les contes de fées les plus
cruels, disparaît dès qu'il parvient à l'embrasser.
Les Confessions de Max Tivoli sont à la fois le récit bouleversant
d'un grand amour et une éblouissante chronique du début du
XX<sup>e</sup> siècle, empreints, comme chez Italo Calvino ou Marcel Aymé,
d'une dimension merveilleuse. «À l'instar de Proust, Greer présente
la vie comme une solitude essentielle, un perpétuel exil du temps
présent, une fragile construction de mirages fascinants que seul
le génie de la description peut fixer» : John Updike a fait
de ce deuxième roman d'Andrew Sean Greer la révélation
littéraire de 2004.