Cahiers de l'Association Les amis de Milosz, n° 59

O mon enfant ! Ce temps qui vient !
Pour eux ! Pour nous ! O mon enfant !
Ce temps qui vient !
Les accents prophétiques de certains textes d'Oscar Milosz résonnent de manière troublante dans notre monde à l'atmosphère étrangement raréfiée, preuve s'il en est que sa poésie apparaît plus que jamais, selon l'expression d'Elettra Bordino Zorzi, comme « un legs pour notre temps ».
Après la publication en 2019 des actes du colloque O. V de L. Milosz - L'intouchable solitude d'un étranger , Les Amis de Milosz renouent avec les rubriques familières de leurs Cahiers. À la rétrospective de trois années fécondes et aux hommages dédiés aux amis disparus, se joignent plusieurs chroniques, une longue interview posthume de Janine Kohler et des études sur la poésie ou le théâtre de Milosz. Leurs conclusions ? Pierre Brunei reconnaît en lui « l'idéal auteur de mystère moderne, de mystère éternel ». Dans certains poèmes - nous dit quant à lui Dictinio de Castillo-Elejabeytia -, « comme rarement, le monde a pu voir, scintillant au loin comme une étoile lointaine, le mystère divin de la Poésie ».
Non moins mystérieuse, cette empreinte incomparable que dépose l'oeuvre de Milosz sur ceux de ses lecteurs qui sont aussi des artistes, comme en témoignent ici des textes offerts par Christophe Langlois, Jurga Vilé et Michele Baraldi, ou la statue de bronze, oeuvre de Klaudijus Pudymas, dévoilée en 2019 à Fontainebleau. Telle est la majestueuse fascination que continue d'exercer, plus de 80 ans après sa disparition, le grand poète français d'origine lituanienne.