Dieu 2.0. La papesse online

Dieu 2.O
La papesse online
Paris 2053. Dans un futur pacifié, abîmé par le réchauffement climatique et maladivement dépendant d'Internet, Gabriel dirige Memoriam , cimetière universel online qui conserve les souvenirs visuels et sonores des trépassés. Un hacker légendaire vient annoncer à ce croque-mort numérique que la civilisation est à deux doigts de verser dans l'obscurantisme...
Rôdent autour de ces deux héros de drôles de paroissiens : Monseigneur Verinas, charismatique évêque de la capitale ; Oranne I<sup>e</sup> la Papesse, Yosa le surdoué, Hattam le savant fou... La guerre contre l'extrémisme religieux s'annonce compliquée...
Henri Duboc signe ici un livre original et ambitieux. Roman d'anticipation à coup sûr, nous sommes dans un futur hélas crédible, - montée des intégrismes, évolution numérique des croyances et des pratiques religieuses. Roman policier sans aucun doute - le suspense est total, qui triomphera, les forces du bien, le malin ? Roman philosophique sûrement - les croyances et les religions survivront-elles au XXI<sup>e</sup> siècle ?
Extraits
« - Le petit plaisir charnel offert par la lecture sur papier n'était plus porté que par quelques nostalgiques, dans un monde qui s'habituait volontiers aux écrans à textures. Aussi quand arriva la ratification du septième protocole de Kyoto en 2036, le papier fut enterré sans cris ni larmes... »
« - Votre Sainteté, un e-mail du président allemand. Il s'inquiète de la montée des Évangélistes sectaires sur le Net et souhaite vous rencontrer pour...
- Justement ! Répondez-lui qu'au Vatican on exècre le numérique ! Dites-lui qu'ici, on ne fait confiance qu'au papier, et qu'il n'a qu'à m'envoyer une lettre ! Et surtout, qu'il l'écrive lui-même ! »
« - Relax, Gabriel... Si j'étais passé à travers la porte j'aurais fait sensation, mais vous m'avez ouvert, non ?
- Vous en avez de bonnes ! Personne n'a remarqué que vous êtes un hologramme. Mais tout le monde me voit prendre un café avec un hurluberlu sénile peinturluré en jaune ! Il ne vous manque... que des tatouages, bon Dieu ! »