La 4e prose : et autres textes

Ce livre constitue la réplique
virulente de Mandelstam à
une accusation de plagiat
dont il a été victime. À
travers Arkadi Gronfeld, son
accusateur, c'est tout le monde
corrompu de l'establishment
littéraire stalinien qui est
visé. La base polémique de
ces textes, où Mandelstam
exprime ses convictions les
plus profondes sur la nature
du travail littéraire, est comme
toujours chez lui dépassée,
corrigée par l'imprévisibilité
d'un style virevoltant où un
sens poétique brut ricoche à la
surface d'une prose étonnée.
«Cette oeuvre de circonstance,
où le poète solde ses comptes
avec les cercles intellectuels
et ceux de l'édition soviétique,
prend une telle force polémique
que la fureur emporte
l'anecdote d'origine et ne
semble tenir que par soi-même.
Sa raison d'être est comme
au-delà des causes immédiates
qui l'ont fait surgir [...].
Reste le pur refus du poète
devant le monde où il vit.»