Pour une autre globalisation : essai de géopolitique des rapports sociaux

La globalisation est appréhendée ici comme le moment - économique, politique, et
idéologique - d'une séquence géopolitique des rapports sociaux.
L'auteur critique d'abord les ruptures que la globalisation actuelle introduit dans ces
rapports. Les unes sont liées à une domination des rentes et de la valeur de l'argent,
alors que d'autres sont davantage inscrites dans une histoire des impérialismes ou
des colonisations. Leur rencontre est d'autant plus inédite qu'elle porte les prémisses
d'une «désoccidentalisation» du monde.
L'auteur brosse ensuite les perspectives d'une autre globalisation contre les politiques
identitaires, ou celles qui prônent une compétitivité entre économies nationales.
Il propose au contraire d'engager des chantiers transnationaux de coopération au
service du développement durable et du bien commun, en privilégiant de vastes
territoires comme l'espace méditerranéen.