Le silence des maux

À 85 ans, Suzanne décide de partager ses souvenirs avec
sa petite-fille Léa. Après avoir longtemps cru que le passé
devait rester dans le tiroir des souvenirs, elle comprend que
le présent est encore prisonnier d'hier : toutes leurs relations
familiales en sont empoisonnées. Une conclusion s'impose
à elle : parler pour délivrer les siens d'un maelström affectif
étouffant.
À travers ses confessions, puis ses dialogues avec Léa, Suzanne espère renouer l'impossible dialogue avec sa fille Annie.
Au cours de ce long voyage dans un passé tourmenté et douloureux, Suzanne va nous entraîner à revisiter le XX<sup>e</sup> siècle, et
nous faire découvrir que la guerre de 14-18 est encore bien
vivante à travers les stigmates contagieux qu'elle a essaimés
dans le coeur des générations suivantes. Elle nous fera successivement traverser un village picard des années 20, la vie
d'une femme de ménage à Paris, la crise de 29, le formidable
élan du Front Populaire et la magie des congés payés, enfin sa
vision de la seconde guerre mondiale et cet épisode douloureux où elle va aider Samuel, un juif « terroriste » à échapper
à ses poursuivants allemands.
Suzanne préservera malgré tout Léa de sa plus grande souffrance, l'abandon de sa mère, et le combat de toute sa vie :
préserver ses enfants de la rue malgré la ténacité d'un destin contraire. Elle réservera cette douleur pour des dialogues
avec « l'Arbre ».
Ses confessions parviendront-elles à circonscrire le passé ?
Pourra-t-elle enfin libérer les siens de ce fardeau qui les
empêche de s'aimer ? Connaîtra-t-elle enfin « Le Silence des
Maux » ?...
C'est ce que ce roman nous propose de nous révéler.