La rate au court-bouillon : vivre son handicap...mes pensées

L'écriture fut un exutoire quand la dépression
lui soufflait de baisser les bras ; elle fut sa thérapie face
au mépris de l'administration, face à l'injustice. Mon
amie a jeté sur le papier son indignation, sa détresse,
sa souffrance et son refus d'être mise de côté. Elle s'est
découverte écrivaine par nécessité vitale pour ne pas
s'effondrer, pour ne pas perdre son énergie... pour
survivre tout simplement.
Que dire maintenant de l'état d'esprit de l'assistante
que je fus ? Pendant ces deux années, j'étais...
à bonne école !!! L'école de la détermination, de la
pugnacité, du rejet des décisions iniques, du besoin
d'insuffler à autrui le désir de changer les choses. Mon
instit handicapée visuelle connaît son boulot ! Ses
messages de courage, de force, de foi en soi - «quand
on veut, on peut !» - je les fais miens désormais. Dur
apprentissage pour moi -mais nos larmes de rire ont
souvent eu raison de nos larmes de tristesse-... et
formidable leçon de vie et d'espoir donnée par une
«maîtresse-femme».