Algues

Algues
Le XXI<sup>e</sup> siècle s'achève. La recherche archéologique a confirmé le
soupçon de géologues mécréants : la Planète Bleue n'en est pas à son
premier développement. Des fins du monde, elle en a connues plus de
vingt-cinq ! A chaque fois l'homme ressurgit ! Il n'y a pas de quoi rire.
Le narrateur nous projette au hasard dans des cités où sont vivaces les vertus malheureusement disparues dans notre monde
plus satisfaisant : hypocrisie, envie, cupidité et destruction de la Nature, soif de domination, instrumentalisation des religions, etc. Sans compter les caprices de Jupiter. Franz , le narrateur, fuit la société, il rêve de revoir sa mère. Surtout, il cherche Ernest, le fils aimé mystérieusement évanoui. Espoir vain. Et pour cause : par la grâce du Saint-Esprit (?) sous la forme d'un fantôme et le nom d'Hauser inspiré d'Alphonse Allais (?), Ernest s'est trouvé Augmenté après avoir baigné dans le pétrole ! Ernest a rencontré Magda . Le couple insubmersible sera le témoin des mondes à venir.
L'ironie est mordante. Le style parodique brillant se plaît au coq-à-l'âne. Le narrateur n'épargne rien. Jonathan Swift est proche. Mais une poésie qui fait penser à H. Michaux ( Ailleurs ) s'insinue ici et là dans un récit fantastique, amer et joyeux, cocasse et réjouissant. Pour mélomanes.