Juan Gualberto Gomez : l'exil parisien (1869-1876)

Mémoires du XIX<sup>e</sup> siècle
Sans conteste, Juan Gualberto Gómez (1854-1933) compte parmi les plus grandes figures ayant marqué l'histoire de Cuba au tournant des XIX<sup>e</sup>-XX<sup>e</sup> siècles.
Né libre de parents esclavisés, journaliste talentueux et farouche défenseur de la cause des Noirs cubains en proie à la discrimination raciale en ces temps, il demeura sa vie durant un ardent patriote : c'est lui qui, au signal de José Martí, lança la révolte de 1895 initiant la guerre cubano-hispano-étasunienne à l'issue de laquelle, en 1898, l'indépendance de l'île vis-à-vis de la métropole espagnole fut acquise.
Deux fois condamné à l'exil en Espagne par le pouvoir colonial pour ses menées subversives et séparatistes (1880-1890 et 1895-1898), le leader noir embrassa toutefois les thèses du nationalisme cubain dès son premier exil, effectué dans sa jeunesse à Paris entre 1869 et 1876.
Parti apprendre le métier de carrossier chez des maîtres en la matière, les Binder, on assista alors à l'éclosion d'un patriote. C'est cette éclosion, arrosée des péripéties personnelles mais aussi des évènements parisiens de la fin du Second Empire et des débuts de la III<sup>e</sup> République, notamment les deux sièges de la ville et La Commune, que retrace cet ouvrage.