Les Inuits et les Cris du nord du Québec : territoire, gouvernance, société et culture

Au nord du Québec, les Inuit du Nunavik et
les Cris de la Baie James (Eeyou Istchee)
ont signé en 1975 la Convention de
la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ) avec
le Gouvernement fédéral du Canada,
le Gouvernement du Québec, Hydro-Québec et
la Société de développement de la Baie James.
Cette Convention voulait régler le lourd
contentieux lié aux grands travaux de développement
hydroélectrique, forestier et minier dans
ces régions. En compensation de la perte d'immenses
territoires ancestraux de chasse,
de pêche, de nomadisme, elle attribuait aux Cris
et aux Inuit des subventions importantes,
leur garantissait l'extension des services médicaux,
sociaux et éducatifs dont la mise en oeuvre a été
ensuite organisée par des institutions gérées par
les Autochtones. Cependant, en poursuivant leurs
revendications, les Cris et les Inuit ont obtenu
d'autres Ententes qui complètent la CBJNQ
et ils développent un processus d'autonomie par
la création en cours de gouvernements régionaux.
Les Cris et les Inuit se trouvent confrontés
aux difficultés d'une sédentarisation rapide,
aux avantages et aux inconvénients de l'irruption
de la modernité dans leurs territoires. Comment
font-ils face à ces défis en ce qui concerne
leur gouvernance, l'environnement et la santé,
les problèmes sociaux, le maintien de leur langue,
de leur culture, de leur patrimoine ? Quels sont
leurs réalisations, leurs revendications, leurs projets ?
La question fondamentale que se posent
les Cris et les Inuit du Québec nous concerne tous :
comment vivre dans un monde nouveau en gardant
ses propres valeurs ? Comment changer
en restant soi-même ?