Le roman français du XVIIe siècle, un genre en question

A partir d'un terme générique «unificateur», le roman, on réfléchit ici
à la façon dont ce terme vit, dans la seconde moitié du XVII<sup>e</sup> siècle, une
«instabilité». On envisage alors un genre qui était contesté et ouvre sur
les débats, à propos de La Princesse de Clèves notamment, où les
notions de fiction, de vraisemblance, de vérité, d'histoire, participent
d'une dynamique de la réception. Un entrelacs de notions qui ne
permettent pas d'identifier une fois pour toute un «genre» définitif.
Le genre s'érige ainsi notamment dans la dynamique des commentaires,
indiquant par-là des façons de lire effectives, prescrites, imaginées, etc.
Une perspective historique du genre se dessine alors dans l'observation
des textes choisis, et dans ce qui constitue notre perception des rapports
au(x) lire(s) des lecteurs de la seconde moitié du XVII<sup>e</sup> siècle.
On dessine ainsi un concept de genre qui n'est donc pas uniquement
la déclinaison de typologies diverses. Il s'actualise notamment dans
l'efficience du discours, mais aussi dans le commentaire que chacun fait
de son propre discours et du discours de l'autre.