Le théâtre français du XVIIe siècle

Le XVII<sup>e</sup> siècle marque sans doute l'âge d'or du théâtre. Il est en effet associé
à Corneille, Racine, Molière et Rotrou dont le génie a repoussé dans
l'ombre des dramaturges célèbres en leur temps. Il convient donc de
découvrir, à côté des «grands auteurs classiques», les noms et les oeuvres
de Hardy, de Viau, Mairet, Tristan l'Hermite, Du Ryer, Thomas Corneille,
Scarron, Desmarets de Saint-Sorlin, Quinault, Regnard et bien d'autres. Car
le XVII<sup>e</sup> siècle fut pour l'art dramatique une période féconde et extrêmement
diversifiée, depuis les tragi-comédies baroques ; les pastorales, les
comédies à l'espagnole jusqu'aux oeuvres classiques. La réflexion des théoriciens,
qui fut à l'origine d'un théâtre plus régulier, contribua au succès du
genre auprès d'un public raffiné tandis qu'une politique de mécénat favorisa
le développement de l'art dramatique et l'amélioration du statut des
comédiens. Destiné d'abord à un parterre populaire dans l'ensemble, le
théâtre s'ouvrit peu à peu aux honnêtes gens et aux femmes. Le règne de
Louis XIV fut ainsi par excellence celui de la mise en scène, de la représentation,
de la parole théâtrale.