Naufrage sillonne : récit. Quatre nouvelles

Naufrage sillonne
Le naufrage, l'écriture lui est abandonnée sans le ressaisir jamais. Eloigné radical au point qu'elle s'en imprègne entièrement, éloigné cependant sans' limite qui impliquerait quelque frontière commune avec lui ; le naufrage, l'écriture lui indiffère - incommensurable aux déferlements de masses éblouies, aux silences de villes dévastées, à ces coulées de boue charriant un à un ces squelettes de formulation au hasard du jointement des membres.
Naufrage sillonne offre une mosaïque, un ensemble fragmentaire. Les éléments qui y affleurent, la chambre ou la mer, les simulacres en errance et puis la mort : l'empreinte donnée à respirer de la matière d'un courant sans âge, à jamais dérobé. L'écriture avance, emportée dans l'expérience vacillante qu'elle fait d'elle-même, une écriture à la mesure d'un naufrage sans mesure.