L'univers farfelu d'André Malraux

Dès l'enfance André Malraux a manifesté pour le dessin
et la peinture des dons qui sont restés ignorés de tous,
sauf de ses intimes. Pourtant ces silhouettes gracieuses
ou cocasses de chats espiègles, ces calligraphies de
«dyables» farfelus griffonnées sur des pages arrachées
de ses carnets, agrémentées de légendes malicieuses ou
énigmatiques, ont accompagné sa vie d'homme, et de
ministre. En contraste avec une existence austère, voire
tragique, emplie d'interrogations profondes et de tourments,
cet imaginaire drôle et bizarre avait le pouvoir
d'émailler son quotidien d'étincelles d'esprit, insolentes,
féroces ou absurdes.
Réunis et orchestrés par Marie-Josèphe Guers, elle-même
écrivain et peintre, ces croquis, pépites aux accents
parfois surréalistes, jettent sur l'artiste et l'homme
un éclairage savoureux et inédit.