Vénus : vocéro. Louise-Augustine : fugue. Emma : chant murmuré

Les pièces de Nadège Reveillon sont des
partitions dans lesquelles la parole agit, libère,
révèle et où les mots se tissent pour
devenir chant. À travers la langue, les personnages
se réapproprient leur histoire et
recomposent les fragments de leur identité.
Dans Vénus , une cantatrice cherche à
sortir des limites imposées par la matière
et façonne son corps pour ne devenir plus
qu'une voix. Dans Louise-Augustine , une
jeune femme internée à la Salpêtrière, est
montrée devant le Tout-Paris sur la scène
du «Versailles de la douleur». Au fil des
exhibitions, elle apprend à jouer de son
image, façonne son hystérie, interroge
le regard que l'on porte sur elle et devient
un sujet à part entière. Dans Emma ,
une vieille femme revient sur son passé,
sur son incarcération dans un camp de
concentration. Cette parole la délivrera
et accomplira la réconciliation de son être
avec son corps.